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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 15:15

Dans le cadre de l'EPI Histoire des arts sur le thème de l'art engagé, les élèves de 3ème passent une journée à Grenoble.

Au programme, visite de la collection permanente du Musée, questionnaire ciblé sur les oeuvres d'art engagé à la main, de façon à être guidés mais autonomes et curieux.

Egalement déambulation yeux à l'affut dans les rues de Grenoble, à la recherche des oeuvres de street art réalisées pour la 2ème édition du Grenoble street art fest.

 

Sortie à Grenoble
Sortie à Grenoble

Visite du Musée de Grenoble, décembre 2016

                            GROUPE A

1/ La femme, le corps

- Ingres, Portrait de Mme Gaudry, 1864, ht, musée de Grenoble, salle 15

Dans cette œuvre, que représente l’artiste ?
Ingres peint un buste, en plan serré, d'une femme sur fond bleu
Pourquoi cela semble-t-il « bizarre » ?
Elle paraît laide et trop symétrique pour être réaliste.
Ses traits du visage sont géométrisés.
Quelles sont les formes récurrentes ?
Le cercle et l'ovale (présents sur l'arête du nez jusqu'aux sourcils, aux yeux, dans la forme du visage, dans la coiffure et jusqu'au cadre)
Quel est donc le vrai sujet de l’œuvre ?
Les lignes et l'harmonie des formes.

2/La guerre

- Boltanski Christian, Réserve de suisses morts, 1992, installation, musée de Grenoble, sous-sol, salle 46

Qu’utilise l’artiste comme matériau ?
Des boîtes de métal, des photos en noir et blanc, des lampes.
Comment place-t-il ces objets ? Qu’est-ce que cela évoque ?
En les empilant => tas, amas organisé => réserve (titre)
A quelle période historique fait-il référence et quels indices 
permettent d’y faire penser ?
A la seconde guerre mondiale et plus précisément aux personnes enfermées voire mortes dans les camps de concentration.

3/La religion, l'humanisme

- Torriti, Sainte Lucie v.1295 tempera sur bois, 170 x 64 cm, musée de Grenoble, salle 1

Quel est le personnage principal ?
Sainte Lucie, patronne des aveugles.
Comment connaît-on son nom (3 indices visibles) ?
- SCA LUCIA = sancta lucia, son nom écrit en latin
- l'auréole tracée autour de sa tête et les anges dans les coins supérieurs
- son attribut = la lampe qu'elle tient qui fait référence aux aveugles
Quels sont les autres personnages ? Pourquoi cet 
écart de taille ?
Les anges mais aussi un petit personnage en bas à gauche : c'est le commanditaire de l’œuvre qui remercie la sainte = ex voto (œuvre de remerciement).La taille symbolise l'importance dans les œuvres au Moyen-Age.

4/La société de consommation

- Beert Osias, Fruits et verres, début XVII°s, musée de Grenoble, salle 4

Qu’est-ce qui est représenté ?
- Des fruits, des fleurs = élements inanimés
- un papillon
Comment s’appelle ce genre de sujets en peinture ?
Une nature-morte
Quel est le sens caché de ces représentations ?
Le temps qui passe, la mort.
Le message souvent caché par l'artiste est de faire prendre conscience au commanditaire fortuné que ses richesses sont éphémères, comme sa vie.

5/Un parti pris artistique singulier

- Leck Bart Van der, Le faneur, 1957-1958, ht, musée de Grenoble, salle 30

Qu’est-ce qui est représenté ?
Des formes géométriques de 3 couleurs : rouge, bleu, ocre (jaune?)
Est-ce une œuvre abstraite ou figurative ?
Les deux :
- abstraite si l'on considère les formes
- figurative si l'on voit un personnage debout tenant un outil pour ramasser les foins
Qu’est-ce qui permet de le penser ?
La composition (organisation des éléments sur la toile)
Pourquoi une telle géométrisation ?
Pour aller à l'essentiel et capter le sujet dans sa globalité.

 

 GROUPE B

1/ La femme, le corps

- Richier Germaine, La fourmi, 1953, bronze, patiné foncé, 99 x 88 x 66cm, musée de Grenoble, salle 37

Qu'est-ce que l'artiste a représenté ?
Un personnage mi animal mi humain.
Entre quels êtres hésite-t-on et pourquoi ?
Entre :
- une fourmi => titre, couleur, bras filiformes comme des pattes, proportions du corps
- une femme => tête, forme du corps, seins, nombre de membres
Pourquoi ce lien ?
Pour que ce corps soit plus expressif, nous ramène à une vision animale  du corps humain, désacralise la beauté féminine.

2/La guerre

- Detaille Edouard, Panorama de la bataille, de Champigny, fragment, XIX°s, ht, musée de Grenoble, salle 17

Qui est représenté ? Dans quelle position ?
Un homme allongé, en tenue de soldat (officier), à côté de son cheval et d'un autre soldat de dos, dans un désordre d'objets au sol 
=> probablement morts tous les trois
Selon quel angle de vue ? Et quel effet cela 
produit-il chez le spectateur ?
C'est une vue en plongée (spectateur au dessus du sujet), ce qui donne l'impression d'être au-dessus c'est-à-dire vivant.
En quoi le format renforce-t-il cet effet ?
C'est un format paysage (tout en longueur), qui renforce l'aspect frontal de la scène et donc sa violence.

3/La religion, l'humanisme

- Le Pérugin, Saint Sébastien et Sainte Apolline, 1503-1523, tempera sur bois, 172 x 96cm, musée de Grenoble, salle 1

Comment reconnaît-on des saints ou saintes (2 éléments visuels) ?
- les auréoles pour identifier leur statut
- les attributs relatifs à leur martyre (torture de mise à mort) = une pince serrant une dent pour Apolline et la flèche pour Sébastien
Sont-ils différents de ceux des tableaux plus anciens (voir œuvre de Torriti et de Di Bartolo dans la même salle) ?
Oui car les figures humaines sont plus réalistes, moins figées et symétriques.
Pourquoi le corps est-il représenté différent ?
Car la période change : nous sommes ici au début de la Renaissance qui connaît un élan d'Humanisme, autrement dit qui met l'homme à une  place plus importante.

4/La société de consommation

- Spoerri Daniel, Tisch n°5, 1968, tableau piège, objets divers sur bois peint, 70.3 x 70.3 x 16.5 cm, musée de Grenoble, salle 39

Quels éléments composent l’œuvre ?
- de la vaisselle (assiette, bols, ramequin, verre à pied, couverts)
- des déchets de repas (nourriture, emballages, miettes)
- des déchets (mégots)
A quoi fait-elle référence ?
A un repas.
Qu'est-ce qui change par rapport à la réalité ?
Les éléments sont figés et surtout fixés sur un support placé à la verticale, pour être accroché à un mur et non plus à l'horizontal comme une table à laquelle cela fait référence.
Quel en est le sens (à rapprocher des nature-mortes) ?
C'est une nature-morte (représentation d'objets inanimés) mais en volume, protégée par une vitrine. C'est la fin du repas qui est représentée ici car elle évoque plus de choses que l'avant repas : le moment ayant eu lieu, des souvenirs (réels ou hypothétiques) lui sont attachés.

5/Un parti pris artistique singulier

- Picasso Pablo, Mousquetaire et enfant, 1972, ht, 162 x 130 cm, musée de Grenoble, salle 28

Sur ce mur, 3 œuvres peintes par Picasso.
En quoi la représentation du corps et du visage 
évolue-t-elle ?
Il part dans sa jeunesse de représentations réalistes du corps humain.
Il va ensuite géométriser les figures.
Le visage de l'homme dans cette toile est étrange, il a 2 yeux mais un nez de profil, il paraît « mal fait ».
Pourquoi ?
Picasso va « condenser », résumer plusieurs points de vue d'un même visage en une seule image : on voit donc le personnage de face (2 yeux, un nez, une bouche) et de profil (arête du nez, œil plus fin).


  GROUPE C

1/ La femme, le corps

- Wesselmann Tom, Bedroom painting n°31 1973, ht 201 x 262 cm musée de Grenoble, salle 39

Qu'est-ce qui est représenté ?
Une jeune femme brune, nue, vue en contre plongée et des objets en arrière plan (prise électrique, fleurs, tube de produit de beauté)
A quoi peut-on comparer le sein de la femme ?
Il a la même forme que le bouchon du flacon en arrière plan
Pourquoi ce lien ?
Pour rapprocher le corps humain d'un objet.
Que devient le corps ?
Le corps de la femme devient un objet de consommation.

2/La guerre

- Grosz George, Rue à Berlin, 1931, ht, 92.5 x 140.2cm, musée de Grenoble, salle 33

A quelle époque a été peinte cette toile ?
Dans l'entre deux guerres, entre la 1ère et la 2nde guerre mondiales.
Qu'est-ce qui est représenté ?
Dans une rue de nombreux personnages, de différentes classes sociales (bourgeois bien vêtus, veuve de guerre en noir, bouchère de dos) qui se côtoient sans vraiment vivre ensemble 
Est-ce réaliste ? Pourquoi ?
Oui car on reconnaît un lieu et des personnages : c'est figuratif.
Non car cette scène s'éloigne de la réalité : visages à l'aspect porcin (rose, bouffis), couleurs (sombres, noir), formes non finies, effets de matières
Qu'est-ce que cet écart apporte à la représentation ?
Cela rend la scène plus expressive, permet au spectateur de comprendre l’atmosphère de cette époque, le malaise qui règne pour toute la population.

3/La religion, l'humanisme

- Stomer Mathias, L'avarice, XVII°s,ht, musée de Grenoble, salle 6

Qu'est-ce qui est représenté ?
Une femme, vieille (ridée), en plan buste, dans un lieu clos et sombre (arrière plan foncé), en train de compter des pièces à la lueur d'une bougie.
Ce personnage est-il une femme ou évoque-t-il quelque chose de plus abstrait (voir titre) ?Pourquoi ?
Même si c'est une femme qui est représentée, on peut peut l'identifier et la nommer précisément. Les objets autour d'elle, son attitude, le lieu ,tout converge vers la représentation d'une allégorie (personnification d'une idée) : l'avarice, comme le suggère le titre.

4/La société de consommation

- Cragg Tony, Sans titre, 1991, sculpture en marbre,  noir, musée de Grenoble, sous-sol, salle 53

Quel matériau constitue l’œuvre ?
Du marbre noir taillé.
Est-ce traditionnel en sculpture ?
Oui.
Qu'est-ce qui est représenté ?
Un fil et des écouteurs, une pile, un bouton lecture et avance rapide = un baladeur
Est-ce traditionnel ?
Non, ce n'est pas le genre d'objets que les sculpteurs prennent pour modèle.
Pourquoi ce mélange (quel sens) ?
Mélanger une technique et un matériau traditionnels avec un sujet contemporain montre obsolescence (fait pour un objet d'être obsolète, périmé, passé de mode très vite) des objets de notre société de consommation : en effet les baladeurs ont été rapidement remplacés par des lecteurs mp3, etc.

5/Un parti pris artistique singulier

- Carpeaux Jean-Baptiste, Le troisième enfant du groupe d'Ugolin, 1883, plâtre, musée de Grenoble, salle 19

Ugolin est un personnage de Dante qui aurait mangé ses enfants avant de mourir.
En quoi est réalisée cette sculpture ?
En plâtre.
Le sculpteur a réalisé une sculpture en terre, l'a donc modelée puis a confié la fabrication d'un moule à un fondeur qui a coulé du plâtre dans ce moule pour obtenir cette version, non définitive (le moule étant destiné à accueillir du bronze pour l'épreuve finale).
Qu'est-ce qui manque ?
Les bras, les mains, les jambes et les pieds.
Pourquoi ?
Car l'artiste ne les a pas modelés. 
Est-ce gênant ?
Non car :
- le spectateur crée une image mentale, c'est-à-dire qu'il recompose les éléments manquants dans sa tête
- cela ne gêne pas la lecture de l'oeuvre (on comprend qu'il s'agit d'un jeune personnage)
- car le non fini apporte une focalisation (regard capté) sur l'expressivité du corps.
 

 GROUPE D

1/ La femme, le corps

- Messager Annette,  Femme pratique, album collection n°7 mes travaux d'aiguille, 1973, installation, musée de Grenoble, sous-sol, salle 46

Qu'est-ce qui est exposé ? De quelle façon ?
6 colonnes et 4 lignes de cadres accrochés au mur, contenant des dessins et un texte dans leur partie gauche et un morceau de tissu brodé dans la partie droite.
Qu'est-ce que cela évoque ?
Une exposition documentaire sur les divers types de points de broderie.
Quel est le sens par rapport à l'artiste (femme) ?
Cet inventaire d'une activité manuelle typiquement féminine ajouté au titre, se rapporte à l'éducation « arriérée » reçue par l'artiste dans sa jeunesse => Annette Messager juge ce stéréotype comme dégradant et uniquement digne d'une exposition historique.

2/La guerre

- Vallotton, Le cadavre, 1894, ht, musée de Grenoble, salle 19 à 23 ? => oeuvre placée en réserve et donc non visible !

Qu'est-ce qui est représenté ?
Un homme maigre et quasiment nu (à l'exception du sexe et de la tête), allongé sur un sol de terre devant un fond très sombre.
Quel est le format ?
Format paysage, tout en longueur.
En quoi le format donne-t-il du sens à l’œuvre ?
Ce format s'adapte à la forme du corps allongé, renforce l'idée d'inactivité, d'immobilité et de mort.
Qu'est-ce qui permet de faire ressentir de l'empathie 
chez le spectateur ?
- les couleurs (noir, blanc, gris) et leur contraste
- la maigreur du personnage- son visage voilé qui le rend non identifiable et donc « universel » (cela pourrait être n'importe qui)
- le décor sombre et vide = solitude et fatalité face à la mort

3/La religion, l'humanisme

- De la Tour Georges, Saint Jérôme pénitent, 1628-1630, ht, 157 x 100 cm, musée de Grenoble, salle 7


Qu'est-ce qui est représenté ?
Un vieil (cheveux blancs, rides) homme, torse nu, vêtu d'un drapé rouge, dans un lieu sombre et désertique. Il est agenouillé et tient dans sa main droite une corde ensanglantée, dans sa main gauche une croix. Devant lui, un livre « droit » calé contre un crâne.
Comment peut-on identifier ce saint ?
Grâce aux éléments de son histoire :
- le lieu = désert de retraite spirituelle
- le livre = Bible qu'il est le 1er à avoir traduit d'hébreu en latin
- la croix = lien avec la religion chrétienne
- la corde = objet d'auto punition 
Est-il plus saint ou humain ? Pourquoi ?
Il paraît plus humain car :
- il lui manque l'auréole, son identification est difficile
- et surtout il est représenté de façon très réaliste (plis de la peau, rides, orteils tordus par l’arthrose…)

4/La société de consommation

- César, Compression de motocycles, 1970, salle 39

Qu'est-ce que l'artiste a employé ?
Des éléments d'une mobylette (carrosserie et mécanique).
Qu'en a-t-il fait ?
Il les a compressés, c'est-à-dire serrés en forme de cube/pavé.
Pourquoi ? Qu'est-ce que cela évoque ?
Car il nous montre que cet objet est devenu un déchet, que l'on ne peut recycler et que l'on compresse pour gagner de la place, du volume. Cela évoque notre société de consommation et les conséquences en terme de recyclage, d'écologie, de gaspillage.
Quel en est le sens ?
Ici, dans un musée = une institution préservant et montrant le « beau », un objet fait de déchets mécaniques est exposée sur un socle, comme si c'était un condensé de l'esthétique de notre temps.

5/Un parti pris artistique singulier

- Carrache Annibale, Prédication de Saint Jean-Baptiste, 1600-1602, ht, 39 x 52cm, Musée de Grenoble, salle 3

Quel est le type de sujet (voir le titre) ?
Il s'agit d'une peinture religieuse, traitant un sujet biblique, chrétien.
Est-ce visible facilement ? Pourquoi ?
Non, car le personnage principal, Saint Jean-Baptiste, est petit et relégué au coin inférieur droit de la toile.
Finalement, peut-on répondre de la même façon à la question du genre (sujet) ?
Non, car le sujet principal semble être le paysage qui occupe plus des 2/3 de la surface de la toile.
=> avènement du paysage en tant que genre en peinture au XVIIème siècle.

 

GROUPE E

1/ La femme, le corps

- Kienholz Edward, Endless through a glass-house looking, 1980-1981, matériaux divers, 300 x 250 x 125 cm, musée de Grenoble, salle 39

Qu'est-ce qui est représenté ?
Une femme nue, de dos, se regardant dans un miroir, à l'intérieur d'un espace en métal clos surmonté d'un oiseau.
Quelle est la technique ?
C'est une œuvre en volume composée de plusieurs éléments : il s'agit donc d'une installation.
Qu'est-ce que cela implique pour le spectateur ?
Qu'il doit en faire le tour.
Quel effet cela produit-il ?
En faisant le tour de cette œuvre en volume, le spectateur découvre que les deux points de vue principaux sont identiques : on ne peut jamais voir le « devant », le visage de cette femme qui reste non identifiable.

2/La guerre

- Soutine Chaïm, Le bœuf écorché, 1925, ht, 202 x 114 cm, musée de Grenoble, salle 33

Qu'est-ce qui est représenté ?
Un morceau de viande, très rouge, suspendu par les pattes, devant un fond sombre.
Est-ce réaliste ?
Non car les couleurs sont très criardes, vives et exagérées. Les coups de pinceau sont visibles, il y a des empâtements, des effets de matière.
Quel est le sens de cet écart ?
L'artiste cherche à être expressif, à faire ressentir ce morceau de chair « vivante » plutôt qu'à nous décrire l'animal ou l'objet.
Y a t-il un lien avec l'époque de création ?
La toile a été peinte dans l'entre deux guerres, une période de crise, d'angoisse, de misère => oui, le lien est celui du contexte difficile vécu par l'artiste.
Qu'est-ce que cela produit chez le spectateur ?
Une impression de dégoût, de malaise.

3/La religion, l'humanisme

- Zadkine Ossip, Le prophète, 1914, bois, 223 x 30 x 40 cm, musée de Grenoble, salle 25

Qu'est-ce qui est représenté ?
Un personnage debout, mains jointes, buste vers l'avant, taillé dans du bois et sur un socle.
Ce personnage est-il réaliste ?
Non car les formes sont simplifiées, géométrisées.
Est-il identifiable ? Quel sens nous donne le titre ?
On ne peut pas lui donner de nom précis. Il y a peu d'éléments qui permettent de faire un lien avec le titre : mains jointes en signe de prière, visage perdu dans une réflexion intérieure, hiératisme => prophète.

4/La société de consommation

- Vieira da Silva Maria Elena, Les tours, 1953, ht, musée de Grenoble, salle 37 => oeuvre placée en réserve et donc non visible !

Qu'est-ce qui est représenté ?
Un ensemble de lignes entremêlées représentant la façade d'un ou plusieurs immeubles éclairés (couleurs jaune, bleu blanc, vives).
Comment est-ce composé (répartition des formes sur la toile) ? Pourquoi ?
Les lignes ne suivent pas un tracé orthogonal précis, symétrique. Les formes laissent deviner des immeubles, une ville plus qu'elles ne la décrivent. L'artiste veut montrer l'espace urbain saturé (archi plein), grouillant d'architectures et donc de monde.

5/Un parti pris artistique singulier

- Long Richard, Brittany red stone circle, 1978, 128 pierres, 380 cm diam, musée Grenoble, sous-sol, salle 53

Qu'est-ce que l'artiste a utilisé ?
Des pierres plates de formes diverses et irrégulières, posées au sol de façon à former un cercle, sans pour autant se toucher.
Quelle est la technique (type d’œuvre) ?
L'oeuvre est composée de nombreux éléments installés sur le sol => c'est donc une installation.
Est-ce logique dans ce lieu ? Pourquoi ?
Non, car les pierres constituent un matériau naturel alors que le musée est un lieu d'exposition urbain.


GROUPE F

1/ La femme, le corps

- Balkenhol Stephan, L'origine du monde, 2008-2010, installation de sculptures en bois peintes, 
musée de Grenoble, sous sol (salle 54?)
=> oeuvre placée en réserve et donc non visible !

Cette œuvre reprend une peinture de Courbet, datant de 1866, qui a fait scandale non pas parce qu'elle représente une femme nue (c'était déjà le ca de nombreuses œuvres) mais car elle affiche en gros plan le sexe d'une femme, dans sa réalité la plus crue.
Pourquoi ce titre ?
Car le sexe d'une femme est le lieu de la naissance de chaque être humain et donc notre origine commune.
Ici, quelle est la mise en scène ?
Une reproduction de l’œuvre de Courbet, en bois gravé et peint est accrochée au mur. En face, sur un socle haut est placée une sculpture de bois de petite dimension représentant un homme regardant l’œuvre de Courbet.
Pourquoi ?
C'est une sorte de mise en abîme (chose dans la chose) : nous/spectateur regardons un homme qui regarde une œuvre. Cela nous questionne sur notre façon d'observer et sur notre jugement en tant que spectateur.

2/La guerre

- Friesz Othon, La guerre, 1915, ht, musée de Grenoble, salle 33

Que représente cette œuvre ?
Une nuée de personnages sur une très grande toile, dans des tonalités sombres, rouges et contrastantes. Les personnages font référence à la guerre (1ère guerre mondiale) entamée à l'époque de création de l’œuvre.
Est-ce réaliste ?
Non, les personnages sont souvent représentés de façon partielle ou simplifiée, géométrisée. Les couleurs sont sombres ou crues (rouge, blanc) car contrastantes.
Plusieurs lieux sont mêlés.
Qu'est-ce que cet écart (entre la réalité et la représentation) apporte vis-à-vis du spectateur ?
Cette saturation (espace plein) de la surface de la toile crée de la confusion, un sentiment d'horreur et d'être « englouti » par les atrocités représentées.

3/La religion, l'humanisme

- Rubens , Saint Grégoire entouré d'autres saints, 1608 h-t 477 x 288 cm, musée  Grenoble, salle 2

Qui sont les personnages ? Quel est le genre (type de sujet) ?
Il s'agit de personnages bibliques car c'est un peinture religieuse, avec un sujet chrétien : anges, Vierge et Enfant Jésus, saints et saintes.
Comment se trouve le spectateur par rapport à l’œuvre ?
Le spectateur est face à l’œuvre, gigantesque (plus de 4m par 3) et son regard arrive, en vue frontale, à peu près à hauteur des pieds du soldat romain au 1er plan.
La toile était destinée à l'autel d'une très grande (longue) église et donc à ce que tous les fidèles puissent la voir.
Dans quel sens lit-on la toile (indice qui guident le regard) ?
On commence par les pieds du soldat romain, on suit sa jambe pliée dans la même direction que l'ombre sur la robe du Pape et le bras de Sainte Domitille. On part en sens inverse en suivant la courbe jaune de la robe de la sainte puis le bras du pape qui tient un livre (la Bible) et l'on s'arrête là où l'homme torse nu nous regarde . On repart en sens inverse en suivant les regards  du soldat romain et de saint Grégoire pape qui se dirigent dans la même direction, passant par les ailes inclinées de la colombe jusqu'à l'ange potelé en haut à droite. A nouveau sens contraire à partir de la courbe du corps de cet ange, puis vers la Vierge Marie et l’Enfant Jésus jusqu'à la lumière divine.
Toutes ces lignes forment une sorte de Z, notre regard serpente pour lire la toile de bas en haut.

4/La société de consommation

- Raysse Martial, Life is so complex, 1966, plexiglas collé sur contreplaqué, 150 x 260 x 4.5 cm, Grenoble, salle 39

Qu'est-ce qui est représenté ?
Le visage d'une femme, en noir et blanc, morcelé par carrés.
Est-ce « lisible » facilement ? Pourquoi ?
On devine le visage mais il n'est pas très réaliste car les morceaux sont placés dans le désordre.
A quel objet cela fait-il référence ?
On dirait un jeu de puzzle avec des éléments à replacer.
Que devient le corps ?
Le corps devient un objet.

5/Un parti pris artistique singulier

- Gorin Jean, Composition n°7 carré dans la section d'or, 1927, h sur fibrociment, 51 x 51 cm, musée de Grenoble, salle 30

Que représente cette œuvre ?
Une composition orthogonale de formes géométriques.
Comment appelle-t-on ce type de représentation ?
Une peinture abstraite.
Quelles sont les couleurs ?
Noir et blanc, qui sont des valeurs ; rouge, bleu et jaune, couleurs primaires.
Pourquoi ce choix ?
Car les formes géométriques simples et les couleurs élémentaires se répondent, s’équilibrent et créent une composition harmonieuse.

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